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SE-S01E02 : Démarrer oui ! mais où trouver l’argent ?


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Les sous sous dans la popoche disaient les Inconnus


➢ Démarrer oui ! mais où trouver l’argent ?

Je rédige ce billet en fonction de mes propres expériences pro en espérant qu'elles pourront être d'une quelconque aide à tous ceux qui souhaitent entreprendre...

Si vous avez à présent estimé "confortablement" la somme nécessaire au démarrage de votre projet mais que vous n’avez pas cette somme en main, deux options s’offrent à vous :
  • Emprunter, et/ou
  • Lever des fonds.

Ces deux options peuvent être complémentaires dans certains cas (emprunter pour démarrer en attendant de lever des fonds).

> Emprunter :
Emprunter s’appliquera plutôt pour un projet ne nécessitant pas de gros moyens (globalement inférieur à 20.000 Euros).
Tentez d'emprunter dans le cercle privé : famille, amis, boss (un de mes projets fut partiellement financé par un de mes anciens patrons) avant d'aller voir les établissements financiers.

A ce propos, J’ai remarqué que les banques trainent la patte pour financer un projet de création d’entreprise, alors qu’elles font des pieds et des mains pour vous permettre d’aller en vacances ou d’acheter une voiture (allez savoir pourquoi !?)

Du coup, il est plus simple de prendre un crédit à la consommation de plusieurs milliers d’euros auprès de ces organismes en prétextant l’achat d’un bien quelconque (alors que ces prêts ne soient pas destinés à cela au départ).

Vous l'aurez compris, prendre un crédit pour financer son projet est un moyen de démarrer rapidement mais avec le risque non négligeable de se retrouver avec une dette personnelle en cas d'échec; dette qu'il faudra assumer par la suite.

> Lever des fonds :
Pour ma part, je pense que lever des fonds implique encore plus de responsabilités et de contraintes qu’un emprunt.

Prenez bien conscience que dès lors que vous faites entrer un tiers (personne morale ou physique) dans votre projet, vous savez que vous et votre équipe ne serez plus "le seul maître à bord".
Vous aurez à continuellement rendre des comptes (ou demander l'aval) pour toutes vos décisions; mais ceci dit, avoir un 'contre-pouvoir' interne peut être bénéfique tant que ça reste pas contre-productif à force de temps perdu !

ll y a deux catégories d'investisseurs : Les Business Angels (B.A.) et les V.C. (Venture Capital / Société de Capital-Risque).

  • Les Business Angels :
    Pour ce que j'ai vu, un Business Angel est une personne (ou un groupe) qui cherche à rentabiliser son patrimoine avec un taux de rendement plus intéressant que ce qu’il pourrait trouver en bourse (le côté « aventure » en plus).
    L'intérêt des business angels c'est qu'ils sont seuls à décider (même s'il sont entourées par une armée d'avocats et conseils en tout genre) et du coup ça peut être rapide : je me souviens d'avoir levé les fonds de ma première start-up (en 2000) en moins de 15 minutes après avoir expliqué mon projet autour d'un chocolat au Café de Flore !

    Un B.P. (Business Plan) allégé peut suffir à transformer l'essai car finalement, un business angel se fiera à 200% son instinct et sur l'impression que votre équipe fera sur lui; donc prenez soin de montrer que vous êtes sûr de votre projet et présentez une véritable "vision" cohérente (accessoirement évitez d'arriver en retard aux premiers rendez-vous...).

    N’oubliez pas que vous lui vendez votre projet, il l’achètera si le produit lui paraît bon et surtout si le vendeur (vous) montre sa valeur. Vous pouvez compter lever jusqu'à 50K€ (parfois +) par Business Angel; et (comme pour tout) si un Business Angel accepte de vous financer, d’autres vous accepteront bien volontiers de participer et de mettre des fonds au "pot commun" si besoin est.

  • Les VC :
    Une société de Capital-Risque est généralement une entité (très) complexe, avec de nombreux conseils d’administration, directoires et décideurs à plusieurs niveaux.
    C’est bien plus compliqué et plus long à « transformer » (3 à 12 mois) et les employés d'un VC ne vous feront pas de cadeaux !
    Tout votre projet et vos CV seront décortiqués, auscultés à la loupe et ils chercheront la petite bête à laquelle vous n’auriez même pas pensé dans les rêves les plus fous.

    Par contre, vous pouvez espérer lever bien plus qu’avec un ou plusieurs Business Angel, mais dites-vous bien que vous serez traqué dans l'opérationnel comme dans le stratégique (et c’est normal) !

    Le saviez-vous ? Un VC est une société qui elle-même lève des fonds auprès de « VC de VC » (pour faire simple) et doivent donc être rentable afin de présenter de beaux résultats à leurs actionnaires. Ils chercheront à suivre le projet qui sur le papier semblera le plus crédible, le moins dangereux et le plus rentable ; et surtout dirigée par une équipe de choc (surdiplômé ou de préférence surmédiatisé).
Mais quelle proportion du capital de l'entreprise donner aux B.A. ou au V.C. lors d’un premier tout de table ? C’est encore une question à laquelle toutes les réponses existent…

Il n’y a pas de règle, c’est un rapport entre valorisation de l’entreprise et montant levé.
Exemple : On estime la valeur d’une entreprise à 1 million de €, donc pour lever 100K€ il faut céder en contrepartie 10% des actions/parts.
Le seul truc, c’est qu’en réalité il existe plusieurs méthodes pour valoriser une entreprise et surtout, comment vraiment valoriser une entreprise qui n’existe pas et dont le concept est novateur ?

Tout ceci est alors déterminé en amont par les fondateurs dans leur business plan et libre aux VC/BA de suivre ou non ces chiffres.

Pour conclure ce chapitre, je dirai que le mode de financement est un choix personnel et intimement lié au besoin réel (et pas imaginaire) de votre projet.

Il n’y a pas de solution miracle, toutefois, allez voir des VC ou des BA vous permettra aussi de jauger la qualité intrinsèque de votre projet par le regard extérieur de professionnels.
Personnellement, j'ai toujours tenté de tirer profit des refus car ils sont souvent accompagnés d'arguments clés et de conseils qui ne peuvent être que bénéfiques pour l'avenir du projet.

Donc même si vous essuyez de nombreux refus, vous n’en sortirez pas moins grandi et votre projet ne pourrait être qu’amélioré par la suite.
Courage !

Astuce / Mémo : sachez qu’il existe des moyens de lier emprunt + levée de fonds.
Par exemple, des organismes étatiques (OSEO…) permettent de contracter des prêts à taux zéro d’un montant équivalent à un investissement !
Exemple : Si vous levez 100K€ auprès de B.A., vous pouvez en parallèle emprunter 100K€ à taux zéro (pour peu que votre projet nécessite 200K€ de financement en tout)

A bientôt, pour un prochain billet de Super Entrepreneur !
 

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Après tout, pourquoi ne pas laisser libre cours à n'importe qui de poster ses conseils, ses idées, ses suggestions ou encore rapporter les URL de billets intéressants sur le sujet ?!

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SE-S01E01 : Démarrer oui ! mais avec ou sans argent ?


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cash


➢ Démarrer oui ! mais avec ou sans argent ?

Derrière cette question se cache un débat qui ne connaît ni de fin ni de vérité.

Avant toute chose, il convient de bien faire la différence entre démarrer sans-le-sou et démarrer en étant sous-capitaliser.
Autant le premier cas peut mener au succès, autant le second mène bien souvent dans un mur dont on ne résiste pas.

En clair, on peut parfaitement démarrer sans fond SI et SEULEMENT SI le projet que l’on porte ne nécessite justement pas d’apports en numéraires ! Par exemple, ouvrir une agence dans le conseil ou la prestation de services est tout à fait compatible avec un démarrage à 1€ ; dans la mesure où vous êtes capables d’assumer seul(s) les prestations vendues sans recours à des salariés of course.

Aussi, sans vouloir vous ôter toute illusion, même quand on parle de démarrage « sans argent », on ne parle pas réellement de zéro euro.

Il faut bien savoir que le fait de simplement créer et immatriculer son entreprise nécessite au moins un bon millier d’euros en :
➢ Frais juridiques (pour les statuts)
➢ +frais bancaires (d’ouverture de comptes)
➢ +frais d’annonces légales
➢ +frais d’enregistrement aux greffes
➢ +frais de dépôt de marque INPI (facultatif mais recommandé)
➢ +Autres frais divers et variés incompressibles (tampon, carte de visite…)

Et tout ça, sans compter, l’ordinateur, les licences logicielles (pour nos amis infographistes ou développeurs) car tout n’est pas « Open Source », les frais téléphoniques, les honoraires des comptables, etc.
Et même si vous démarrez de chez vous avec votre propre matériel, il y aura tout de même des frais supplémentaires à prévoir.

Pour en revenir à notre sujet du jour, démarrer une entreprise, nécessite donc un minimum d’argent (la loi sur la SARL au capital de 1€ me paraît tout simplement vide de sens et limite dangereuse) ; il vous convient de jauger ce minimum.

En général, une fois que vous avez une estimation, multipliez-le par 2 pour être serein.

D’ailleurs, la création ou le lancement n’est pas une fin en soit, il faut ensuite facturer et encaisser les premiers deniers, ce qui dans le meilleur des cas peut se faire dans le mois qui suit la création, mais dans le B2B, il faut plutôt compter 30 à 60 jours de délai à partir de la facturation.

Et pendant ce temps, il faut assumer toutes les charges de l’entreprise !

Mais attention danger : ne vous oubliez pas !

Un patron à toujours des charges personnelles à payer chaque mois, et il est alors plus sage de mettre des sous de côté avant de se lancer afin de tenir sur ses réserves. Et pour cela, il me semble que l’équivalent de six mois de son ancien salaire est une base même si ça peut paraître excessif, ça n’en reste pas moins une nécessité.

La pire chose qui puisse arriver au lancement d’une entreprise c’est de se retrouver à cours de liquidité avant d’avoir encaissé les premiers chèques. C’est la fin assurée et tout votre travail aura été vain :(

Imaginez-vous sans pouvoir payer l’hébergement Web ou la bande passante de votre futur site deux jours après son lancement ?!

Que feriez-vous si vous n’aviez plus les moyens de payer votre propre loyer ? Vous seriez obligé de retrouver un emploi ailleurs pour couvrir les dettes...

Donc, encore une fois, NE PARTEZ PAS SUR PROJET SANS AVOIR VÉRITABLEMENT PESÉ LE MONTANT NÉCESSAIRE POUR DÉMARRER ET POUR TENIR AVANT LES PREMIÈRES RENTRÉES (et ne comptez pas trop que sur elles en cas de retard ou d'impayé).

Après me demanderez-vous : que faire s’il vous faut une somme que vous n’avez pas ?

Et bien, ce sera le sujet du prochain épisode : S01E02 : où donc trouver les sous ?!
 

Super Entrepreneur !

Super Entrepreneur


Je m’amuse à titrer ce billet de la sorte (et utiliser un logo honteusement retouché), au risque de me faire passer pour un parfait mégalo, mais tant pis… j’assume ;)

Non, derrière ce slogan de super héros, se cache en fait, l’envie de transformer n’importe qui en Super Entrepreneur.

Entendons-nous bien, je ne prétends pas avoir la science infuse et d’autres sont sans doute bien meilleur que moi en ce domaine (Bill Gates, Steve Jobs… lol), mais je vais partager ici mon expérience de serial-entrepreneur afin de tenter de prodiguer au futur patron qui se cache parmi vous, quelques « trucs & astuces » pour éviter de glisser sur le peau de banane qui viendra inévitablement se placer sur votre route. Un genre de "How to monter sa boîte" à tous ceux qui envisagent de passer de l’autre côté du miroir.

Pourquoi une telle envie ? et bien…
…Dernièrement j’ai eu le plaisir de prendre un verre avec de vieux amis que je n’avais pas vu depuis bien longtemps. C’est toujours plaisant de parler de tout et de rien, du passé, des actualités de chacun etc.

Mais cette fois-ci, ce fut un peu spécial, oui, cette fois, j’ai senti le rendez-vous guet apens.
Ok, je pousse un peu le bouchon en employant ce terme, mais les discussions classiques de vieux potes, se sont transformées en rendez-vous consulting.

En deux/deux, ils me proposent de rentrer dans leur nouveau projet inédit de sites Internet à la sauce « Web 2.0 », me demandant par la même occasion : avis, conseils et suggestions.

Je me suis senti flatter de m’être vu proposer une association à leur projet, ce qui ne va pas m’aider à faire oublier le titre de ce billet ;)

Ce genre de rendez-vous au café, me rappel les années folles 1999/2000 où l'on parlait de monter des start-up et de business plan avec une candeur qui me rendrait presque nostalgique.

Revenons à leur entreprise, ils me parlent d’utilisateurs, de concept innovant, de revenus publicitaires et de potentiels enooooooormes… mais ! je me rends vite compte qu’il manque vraiment des éléments essentiels à leur discours : où est LE business model ? Où se trouve donc LA source de revenu qui permettra d’atteindre les millions d’euros de résultats ? Comment « recruter » tous ces utilisateurs nécessaires pour vendre ces milliards d’euros de bannières publicitaires ? D’où viennent les fonds permettant de survivre avant d’atteindre le point mort ?
Autant de questions pertinentes qui n’avaient pourtant pas été posées…!!!

L’histoire ne dit pas ce qui est ressorti de cette discussion, mais reste que je me rends bien compte que les fondamentaux nécessaires à la bonne réalisation d’un projet (web) sont bien souvent méconnus ou simplement ignorés.

Pour tenter de remédier à cela, je vous propose ici de publier mon point de vue sur l'entrepreneuriat sous la forme de billets thématisés à suivre dans le temps à l’instar d’une série TV (le casting & le budget en moins) :
➢ Démarrer oui ! mais avec ou sans argent ?
➢ Démarrer oui ! mais où trouver l’argent ?
➢ Démarrer oui ! mais avec qui ?
➢ Démarrer oui ! ...?

Si tous ces sujets vous intéressent, voici déjà quelques blogs « références » que je vous invite vivement à consulter :
Pierre Chappaz http://www.kelblog.com/
Michel de Guilhermier http://micheldeguilhermier.typepad.com/mdegblog/
Jéremie Berrebi http://www.berrebi.org/
Guy kawasaki (en anglais) http://blog.guykawasaki.com/
Stéphane Thomas http://www.simpleentrepreneur.com/

Il en existe beaucoup d’autres, mais cela sont ceux que je « piste » avec mon netvibes au quotidien ;)

A très bientôt pour le premier billet !

PS : en attendant, si vous avez des idées de sujets/questions, n'hésitez pas à les mettre en commentaire.
 
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