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Les sous sous dans la popoche disaient les Inconnus


➢ Démarrer oui ! mais où trouver l’argent ?

Je rédige ce billet en fonction de mes propres expériences pro en espérant qu'elles pourront être d'une quelconque aide à tous ceux qui souhaitent entreprendre...

Si vous avez à présent estimé "confortablement" la somme nécessaire au démarrage de votre projet mais que vous n’avez pas cette somme en main, deux options s’offrent à vous :
  • Emprunter, et/ou
  • Lever des fonds.

Ces deux options peuvent être complémentaires dans certains cas (emprunter pour démarrer en attendant de lever des fonds).

> Emprunter :
Emprunter s’appliquera plutôt pour un projet ne nécessitant pas de gros moyens (globalement inférieur à 20.000 Euros).
Tentez d'emprunter dans le cercle privé : famille, amis, boss (un de mes projets fut partiellement financé par un de mes anciens patrons) avant d'aller voir les établissements financiers.

A ce propos, J’ai remarqué que les banques trainent la patte pour financer un projet de création d’entreprise, alors qu’elles font des pieds et des mains pour vous permettre d’aller en vacances ou d’acheter une voiture (allez savoir pourquoi !?)

Du coup, il est plus simple de prendre un crédit à la consommation de plusieurs milliers d’euros auprès de ces organismes en prétextant l’achat d’un bien quelconque (alors que ces prêts ne soient pas destinés à cela au départ).

Vous l'aurez compris, prendre un crédit pour financer son projet est un moyen de démarrer rapidement mais avec le risque non négligeable de se retrouver avec une dette personnelle en cas d'échec; dette qu'il faudra assumer par la suite.

> Lever des fonds :
Pour ma part, je pense que lever des fonds implique encore plus de responsabilités et de contraintes qu’un emprunt.

Prenez bien conscience que dès lors que vous faites entrer un tiers (personne morale ou physique) dans votre projet, vous savez que vous et votre équipe ne serez plus "le seul maître à bord".
Vous aurez à continuellement rendre des comptes (ou demander l'aval) pour toutes vos décisions; mais ceci dit, avoir un 'contre-pouvoir' interne peut être bénéfique tant que ça reste pas contre-productif à force de temps perdu !

ll y a deux catégories d'investisseurs : Les Business Angels (B.A.) et les V.C. (Venture Capital / Société de Capital-Risque).

  • Les Business Angels :
    Pour ce que j'ai vu, un Business Angel est une personne (ou un groupe) qui cherche à rentabiliser son patrimoine avec un taux de rendement plus intéressant que ce qu’il pourrait trouver en bourse (le côté « aventure » en plus).
    L'intérêt des business angels c'est qu'ils sont seuls à décider (même s'il sont entourées par une armée d'avocats et conseils en tout genre) et du coup ça peut être rapide : je me souviens d'avoir levé les fonds de ma première start-up (en 2000) en moins de 15 minutes après avoir expliqué mon projet autour d'un chocolat au Café de Flore !

    Un B.P. (Business Plan) allégé peut suffir à transformer l'essai car finalement, un business angel se fiera à 200% son instinct et sur l'impression que votre équipe fera sur lui; donc prenez soin de montrer que vous êtes sûr de votre projet et présentez une véritable "vision" cohérente (accessoirement évitez d'arriver en retard aux premiers rendez-vous...).

    N’oubliez pas que vous lui vendez votre projet, il l’achètera si le produit lui paraît bon et surtout si le vendeur (vous) montre sa valeur. Vous pouvez compter lever jusqu'à 50K€ (parfois +) par Business Angel; et (comme pour tout) si un Business Angel accepte de vous financer, d’autres vous accepteront bien volontiers de participer et de mettre des fonds au "pot commun" si besoin est.

  • Les VC :
    Une société de Capital-Risque est généralement une entité (très) complexe, avec de nombreux conseils d’administration, directoires et décideurs à plusieurs niveaux.
    C’est bien plus compliqué et plus long à « transformer » (3 à 12 mois) et les employés d'un VC ne vous feront pas de cadeaux !
    Tout votre projet et vos CV seront décortiqués, auscultés à la loupe et ils chercheront la petite bête à laquelle vous n’auriez même pas pensé dans les rêves les plus fous.

    Par contre, vous pouvez espérer lever bien plus qu’avec un ou plusieurs Business Angel, mais dites-vous bien que vous serez traqué dans l'opérationnel comme dans le stratégique (et c’est normal) !

    Le saviez-vous ? Un VC est une société qui elle-même lève des fonds auprès de « VC de VC » (pour faire simple) et doivent donc être rentable afin de présenter de beaux résultats à leurs actionnaires. Ils chercheront à suivre le projet qui sur le papier semblera le plus crédible, le moins dangereux et le plus rentable ; et surtout dirigée par une équipe de choc (surdiplômé ou de préférence surmédiatisé).
Mais quelle proportion du capital de l'entreprise donner aux B.A. ou au V.C. lors d’un premier tout de table ? C’est encore une question à laquelle toutes les réponses existent…

Il n’y a pas de règle, c’est un rapport entre valorisation de l’entreprise et montant levé.
Exemple : On estime la valeur d’une entreprise à 1 million de €, donc pour lever 100K€ il faut céder en contrepartie 10% des actions/parts.
Le seul truc, c’est qu’en réalité il existe plusieurs méthodes pour valoriser une entreprise et surtout, comment vraiment valoriser une entreprise qui n’existe pas et dont le concept est novateur ?

Tout ceci est alors déterminé en amont par les fondateurs dans leur business plan et libre aux VC/BA de suivre ou non ces chiffres.

Pour conclure ce chapitre, je dirai que le mode de financement est un choix personnel et intimement lié au besoin réel (et pas imaginaire) de votre projet.

Il n’y a pas de solution miracle, toutefois, allez voir des VC ou des BA vous permettra aussi de jauger la qualité intrinsèque de votre projet par le regard extérieur de professionnels.
Personnellement, j'ai toujours tenté de tirer profit des refus car ils sont souvent accompagnés d'arguments clés et de conseils qui ne peuvent être que bénéfiques pour l'avenir du projet.

Donc même si vous essuyez de nombreux refus, vous n’en sortirez pas moins grandi et votre projet ne pourrait être qu’amélioré par la suite.
Courage !

Astuce / Mémo : sachez qu’il existe des moyens de lier emprunt + levée de fonds.
Par exemple, des organismes étatiques (OSEO…) permettent de contracter des prêts à taux zéro d’un montant équivalent à un investissement !
Exemple : Si vous levez 100K€ auprès de B.A., vous pouvez en parallèle emprunter 100K€ à taux zéro (pour peu que votre projet nécessite 200K€ de financement en tout)

A bientôt, pour un prochain billet de Super Entrepreneur !